La détresse de cette femelle labrador a eu le don de fait sortir Antoine Guérin de ses gonds.

Dimanche en fin de matinée, le gérant du refuge du Mordant - route de Villey-Saint-Etienne - est appelé par la police nancéienne : une chienne noire a été retrouvée route de Verdun, à proximité de la déchetterie. La pauvre bête a reçu une balle en haut de l’arrière-train et souffre d’une blessure mesurant aux alentours de 10 cm de diamètre. A l’arrivée d’Antoine Guérin, la femelle marche. Le gérant l’amène donc immédiatement chez le vétérinaire et c’est là, sur la table d’opération, que tous deux constatent la présence de plombs dans la blessure. La plaie pansée, pas question de gambader pour autant. La chienne reste en observation chez le vétérinaire.

« On espère qu’elle sera sauvée ! », souffle Antoine Guérin qui a fait des recherches de son côté. Oui, l’animal de compagnie a bien un maître habitant dans le Lunévillois, comme le mentionne le fichier national, mais celui-ci reste injoignable. « Cette personne a peut-être changé d’adresse », suppose le gérant. Sans nouvelle de sa part, il se dit surtout qu’il va devoir s’acquitter des frais engendrés par les soins de cette femelle. Celui-ci s’appelle Iris. Elle a 3 ans.

Autre question qui reste sans réponse : par qui a été causée cette blessure ? Et surtout, comment cela s’est passé ? Un accident ? Nul ne sait, encore moins un Antoine Guérin qui peste : « Il est décevant de voir ça ». « Chez le vétérinaire, la chienne s’est montrée gentille. A priori on aurait tiré en étant non loin d’elle. Peut-être est-ce intentionnel, car on ne confond pas un chien avec un sanglier ! Et si c’est le cas, autant retirer tout de suite le permis de chasse à celui qui a fait ça ! »

Stéphanie MANSUY