chatterie_V2.JPGChatterie _ v2.JPGlivre.pngpont_v2.jpgentree_refuge_V2.jpgBergamotte (11_V2).JPGancienne_photo_v2.jpgla_chatterie.jpgJody-Irish.jpgmaison_retraite_v2.jpgchatterie  __v2.jpg50anniversaire.jpg005_V2.jpgancenne_photo_v2.jpgentree_v2.jpgFidjet et Fax .jpg

Paul MILLOT (1922-1985)

 
 Le petit Paul vit dès les premières années de sa vie entouré de chiens, ce fait est dûau métier de dresseur de son père,il s'agit principalement de chiens de chasse élevés « à la dure »dixit Paul. Ayant chaque soir la larme à l’œil devant l’éducation reçue par ces chiens, il les nourrissait avec du sucre en  toute discrétion dès qu’il en avait l’occasion. Un amour est né entre lui et les bêtes.
 

Avec son statut de délégué d’enquête, il reçut de nombreux appels afin de recueillir des animaux errants mais surtout maltraités. A cette époque Paul vit place St Mansuy à Toul dans la maison familiale et regroupe finalement 70 chiens en 33 mois. Les plaintes du voisinage ne se font pas attendre au point de monter à environ 300 plaintes à la fin de l’année 1963. Contacté par le député suite à ces plaintes, celui-ci, défenseur de la cause de Paul, lui suggéra de trouver un site plus adapté à cette activité en faisant le tour des fortifications laissées à l’abandon dans le toulois afin d’y trouver un espace suffisant et une certaine tranquillité.

Et, le 21 février 1964, Paul acquit l’ouvrage du Mordant qu’il occupa au départ en tant que locataire. Les 1ères constructions furent des boxes fabriqués à l’aide de bois et de ferrailles de récupération. Le nombre d’animaux recueillis ne cessant d’augmenter et l'absence de refuge animalier dans le secteur amenèrent Paul à mettre fin à son activité professionnelle  pour se consacrer pleinement à la naissance du premier refuge animalier dans ledit secteur, le refuge du Mordant est né.

Simonne MILLOT (1930)

Née à Vichy, épouse de Paul Millot, elle continua l’exploitation du refuge à sa mort en novembre 1985.

Celui-ci lui ayant transmis cette passion des animaux, Simonne continua à recueillir toujours autant d’animaux et à effectuer l’entretien des locaux avec l’aide de son beau-fils Antoine, présent depuis toujours au refuge..

Elle prit sa retraite à la fin de l’année 2009 et prend régulièrement des nouvelles du refuge, fière de voir son évolution positive.

 

 Antoine GUERIN  (1963) 

 Né à Toul, fils de Paul et troisième d’une famille de six frères et sœurs, Antoine passe son enfance au sein du refuge pour «aider papa».

Il est le seul à vouloir s’impliquer et travailler au refuge.

Antoine y passe son temps libre après l’école pour nourrir, soigner et porter de l’affection à toutes ces bêtes et aider aux tâches d’entretien et de construction jusqu'à l’âge de 17 ans avant d’intégrer complètement le refuge sans jamais plus le quitter.

Il épaule son père jusqu’à sa mort en1985, et sa belle-mère jusqu’à sa retraite en 2009.

 Depuis, il gère seul l’exploitation qui lui tient tant à cœur. Il lui a fallu développer le refuge pour le garder en activité et dans les normes requises depuis plusieurs années (fourrière animale, nouveaux boxes, infirmerie, silos alimentaires, rénovation des locaux…).

 

1964 : 21 février, arrivée sur l’ouvrage du Mordant avec environ 70 bêtes. Création des 1ers boxes.

 

1965 : Une dame de passage, conquise  par le projet présenté par Paul Millot,  envoya son neveu reporter pour France Dimanche afin d’effectuer un reportage paru nationalement. La machine est lancée et des personnes à travers toute la France participent  financièrement ou matériellement au développement du refuge. Création d’un bulletin trimestriel afin de montrer aux donateurs l’évolution des travaux réalisés et de donner des nouvelles des animaux.

 

1967 : Les 1ers problèmes de nourriture arrivent et l’ensemble des établissements de Toul bénéficiant d’une cantine  comme les casernes, l’hôpital, les établissements scolaires et les  boucheries se mobilisent afin de faire don de leurs restes chaque jour au refuge. Les premiers salariés et amis arrivent aussi pour les constructions et l’entretien des animaux.

 

1969 : Le refuge se développe de plus en plus avec la construction de nouveaux boxes, à noter en plus des chiens, l’arrivée des chats qui entraîna la création d’une chatterie couverte.

 

1970 : Soutien considérable de la presse locale et nationale qui félicite le refuge pour son action.  Eric Damin, jeune comédien est venu soutenir le refuge par sa présence qui attira des milliers de personnes sur le site du refuge. Des soutiens de Fernandel, Bourvil, Claude François, Tino Rossi et Maurice Chevalier entre autres arrivèrent au refuge.

 

1971 : Le refuge continu son expansion avec la création de nouveaux boxes afin de faire face au nombre de chiens qui s’élève alors à environ 500 ! Ces constructions vont prendre plusieurs années. En plus du temps qu'ils consacrent à l’entretien des bêtes, les employés  effectuent eux-mêmes les travaux, au final 800 m2 supplémentaires de boxes sont construits.

 

1976 : Début des premières restaurations et création de la maison de retraite, en l’occurrence unique en France, le refuge se refusant de pratiquer l’euthanasie. Les chiens trop âgés pour être placés couleront des jours paisibles sur un hectare avec un bâtiment chauffé.

 

1977 : Le nombre de chiens continue d’augmenter car le refuge recueille également les chiens errants de la ville de Nancy, Joeuf et leurs alentours.

 

1979 : Le refuge devient une installation classée soumise à la loi du 19 juillet 1976, monsieur Millot a été autorisé à poursuivre l’exploitation d’un refuge pour animaux à Villey St Etienne.

 

1980 : Travaux importants de terrassement et de rénovation d’une casemate afin de créer une maison de retraite pour femelles.

 

1982 : La fondation 30 millions d’amis vient effectuer un reportage télévisé sur le refuge et remet un tableau d’honneur à son fondateur.

 

1984 : Achèvement des clôtures de l’ensemble du refuge (4 hectares et demi)

 

1985 : Décès de Paul Millot, le refuge traverse une période de deuil et une transition importante des tâches s’effectue, son épouse Simonne et son fils Antoine se chargent de continuer à faire vivre le refuge.

 

1986 : L’électricité arrive au refuge, c’est la fin des groupes électrogènes cela fut certes coûteux mais c’est un confort indéniable qui est arrivé. Élu dans le top 5 des meilleurs refuges de France par 30 millions d’amis, une invitation à l’hippodrome de Longchamp afin de recevoir un don de 10 000 francs, est envoyée au refuge.

 

1989 : Pendant 24 ans le refuge du Mordant aura été le seul refuge du secteur. La légère baisse des abandons qu'il a constaté cette année là est liée à 'ouverture à proximité de Nancy du 1er refuge de la SPA de Lorraine, cette dernière fonctionnait sans refuge depuis sa création en 1911.

 

1995 : La nouvelle réglementation oblige les refuges à tatouer et vacciner obligatoirement l’ensemble de leurs bêtes.

 

1999 : Séparation physique des boxes de fourrière et de refuge suite aux nouvelles réglementations sanitaires. La tempête de décembre touche fortement l’exploitation, de très nombreux dégâts sont à déplorer (boxes, clôtures, cuisine, arbres…). L’assurance ne prendra en charge qu’une partie des dégâts, le refuge devra faire en sorte de financer le reste des travaux et plusieurs années seront nécessaires à la reconstruction du site.

 

2001 : Le pays est touché par la fièvre aphteuse, les autorités interdisent le transport et la distribution des eaux grasses dans les sites animaliers. Le refuge abandonne ses autocuiseurs, les services vétérinaires annulent l’autorisation du ramassage dans les cantines. Des dépenses imprévues et importantes de croquettes sont à effectuer.

 

2002 : La nouvelle réglementation oblige les responsables de refuge à avoir un certificat de capacité afin d’exercer. Le premier certificat du refuge est obtenu par Antoine.

 

2004 : Création de 18 nouveaux boxes, plus modernes. Fermeture des boxes montés en 1971 car ils ne répondent plus aux normes sanitaires.

 

2005 : Les premiers contrats fourrières sont signés avec différentes communes du secteur.

Le refuge investit donc dans le matériel nécessaire (cages de transport et de capture, lassos et un véhicule supplémentaire).

 

2008 : Nouvelle loi sur le transport animalier, il faut un véhicule spécialement aménagé et approuvé par les services vétérinaires afin d’obtenir l’autorisation de transporter des animaux, autorisation obligatoire  pour continuer la fourrière et aller chez le vétérinaire.

 

 2009 : Obligation de mise aux normes, les locaux devront être équipés d’extincteurs, de toilettes  pour le personnel ainsi qu’un accueil réglementaire à la réception de la clientèle. Simonne Millot devant faire face à des soucis de santé et se sentant débordée décide de prendre sa retraite et passe la main à Antoine.

 

2010 : Le refuge continue les différents travaux de mise aux normes qui s’avèrent très coûteux. Heureusement que des sociétés font don depuis plusieurs années maintenant de nombreux sacs de croquettes abîmés, impropres à la vente. Un silo est acheté pour conserver au mieux toutes ces croquettes. Une kermesse est organisée en septembre c’est la première fois que le refuge organise ce genre d’événement.

 

2011 : Démolition des boxes fermés en 2004 afin de remettre le site dans son état naturel.

Les aménagements d’entretien sont de plus en plus nombreux afin de faciliter le confort des animaux, des employés ainsi que des bénévoles et de la clientèle. Les services vétérinaires maintenant appelés DDPP (directions départementales de la protection des populations) effectuent une visite qui débouche sur un rapport plus que correct.  Le refuge compte désormais deux certificats de capacité supplémentaires, Fabrice employé depuis 1987 et Anthony, fils d’Antoine, ayant travaillé au refuge durant ses vacances scolaires lors de ses années d’études et amené à prendre un jour la succession du refuge. Une deuxième édition de la kermesse a eu lieu le 1er mai avec succès, cette date sera également celle des années suivantes.

 

2012 : Nouvelles mises aux normes du refuge, avec des coûts importants notamment avec l’achat d’une station d’épuration, de nouveaux boxes et la continuité des travaux de rénovation.

De nombreux soutiens, tel que les sapeurs pompiers de Toul et de Domèvre en Haye, le centre terre de Lorraine, plusieurs MJC, des centres thérapeutiques et handicapés, la ville de Toul, le centre de détention et surtout l’est républicain qui soutient le refuge depuis ses débuts, ont renouvelé leur confiance au refuge. Une association est créée pour les bénévoles qui viennent régulièrement promener les chiens du refuge.

 

2013-2014 : Les objectifs sont de moderniser considérablement le refuge pour être un exemple dans la région, dans le respect des normes et de tous nos amis à quatre pattes.

Une expansion du nombre de boxes pour faire face aux pics des abandons durant la période d’été et de faciliter le transfert des chiens lors des nettoyages des boxes.

Développement de la fourrière suite à la circulaire du préfet de Meurthe-et-Moselle du 20 novembre 2012 sur l’obligation des maires en matière de fourrière animale. Dans le cadre de ces mêmes fourrières le refuge peut-être amené à recueillir des NAC (nouveaux animaux de compagnies) ce qui entraînerait de mettre à leur disposition un local bien spécifique et adapté en attendant leurs transferts vers les associations correspondantes.

Cette structure familiale et privée aura l’occasion de fêter dignement ses 50 années de bons et loyaux services effectués sans aucune subvention.

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